De la chanson au roman : « Romane », œuvre complète d’Artiste !

En bref :

Il y a quelques jours, on a envoyé à la rédaction un poil surmenée ces temps-ci, un roman en format numérique intitulé « Romane ». Cool, top, flex, swagg et tout ce qui sonne jeun’s. « Non mais Allô quoi » ! ici mon coco, c’est un blog musical qui n’a déjà plus beaucoup le temps de répondre à tous les communiqués de presse musicaux alors littéraires, y’a pas marqué Goncourt ou le Club Mickey ! – ouais, on a des références hype chez C’est Show

Mais que nenni ! Il n’aura fallu que quelques minutes pour comprendre que ce roman était en fait un projet littéraire étroitement lié à une patte musicale, déjà existante et surtout d’autant plus intéressante. Il n’en a pas fallu non plus beaucoup plus à ma curiosité, qui en mal de temps, a tout de même été piquée au vif et a su trouver du temps qu’elle ne pensait pas avoir…  Comme quoi, le culot semble pour certains trublions, reflet de talent ! Merci au jeune auteur prometteur, Pierre-Jean Arsigny pour cette surprise littéraire.

« Romane », c’est quoi ? 

Une chanson, puis un roman. Un projet artistique complet mené par Pierre-Jean Arsigny – leader et fondateur du groupe émergent de la scène Rock Française : OmEgA qui a su nous emmener dans un univers sombre et puissant, comme il en manque trop souvent, même dans la Musique. – en même temps, on ne va pas demander à Keen’V de nous écrire une satire sur nos sociétés de consommation les coconuts à l’air… 

Côté histoire : Un polar. Un père, flic. Une fille, adolescente rebelle. Des personnages sombres, des réconciliations et une disparition. Le point de départ d’une chasse à l’homme qui nous perdra dans un jeu de piste macabre, pauvre lecteur que nous sommes. – Rassurez-vous âmes Bisounours, vous pourrez surmonter tout ça, à coups de Xanax dans les Miel Pops. 

Quinquagénaires amoureuses de Marc Levy : Rangez les mouchoirs, ici on ne tombe pas dans le mélodrame pâteux. – Amen !

Les ruelles noires dans lesquelles nous sommes littéralement happés, vont aussi vous emmener au plus profond de vous-même en triturant vos méninges sans complexe et surtout sans compassion, quitte à en venir à vous poser des questions existentielles et relationnelles.  Et histoire de remuer le couteau dans la plaie, un final qui nous laissera pantois : un clap de fin comme on les aime et comme on les déteste, tellement ils nous prennent à revers. – Mais sadiques assumés que nous sommes, on en redemanderait bien encoreTrop tard. Terminus, tout le monde descend : la dernière page a été tournée. Mais si vous aimez ce qui est bon, ne cherchez pas plus loin : prenez un billet pour rejoindre « Romane ». 

"Romane", couverture - Pierre-Jean Arsigny

« Romane », couverture – Pierre-Jean Arsigny

« Romane », c’est combien ? 
19,15€ seulement, pour une liaison inoubliable… 

Une petite nouvelle dans le métier qui pourtant n’applique pas des tarifs démesurés comme ses consœurs parfois de très mauvaises qualités… ! Parmi le macadam où tous les géants ont su monopoliser le marché depuis toutes ces années avec des clients internationaux, la jeune muse noire va savoir se frayer une place entre malice, noirceur et subtilité : parure sensuelle dont elle a su s’habilement vêtir, lui permettant de séduire tous les amateurs de son genre et faire succomber tous les autres qui n’osaient pas franchir le premier pas. Mais revenons à cette sombre brebis égarée qui nous a emmenés dans des endroits où nous n’avions pas imaginé y mettre un pied et encore moins le reste. Et surtout nous y faire perdre la tête. Encore inconnue hier, elle devient aujourd’hui la nouvelle came de ces acheteurs embarqués dans un « corps à corpus » déchaîné, avec qui on prend son « pa-pied » sans jamais le perdre. Des mordus qui deviennent épris et prisonniers, d’une étreinte intime si intense que ce plaisir a su créer une vraie addiction auprès de ces clients de toutes classes sociales, qui après l’avoir dévorée en quelques heures seulement sortent tous dans le même état de manque indissociable : en mal de celle qui est devenue leur nouvelle « héroïne ».

– « Romane » , 19,15euros : http://www.amazon.fr/livres/dp/2332564438


Musique : Robbie Williams de retour pour nous faire goûter son Candy !

Robbie Williams – « Candy » extrait clip

En bref :

Arrivé dans la nuit, le nouveau single « Candy » de Robbie Williams devrait signer son grand retour. Du moins on l’espère, histoire qu’il ne se soit pas habillé en rose pour rien, question de virilité ! Celui qui souhaiterait devenir le nouveau « Roi de la Pop » – toute prétention gardée bien évidemment – vient de dévoiler le premier titre de son album « Take The Crown » qui sortira le 5 novembre prochain au bon goût sucré, sans prise de calories assurée.

Et alors ? (Qu’est-ce que ça t’faiiiiiit ?)

Il est 2h00 du matin, la page Facebook officielle « Robbie Williams » publie le nouveau clip de l’artiste qui avait laissé ses fans sur leur faim avec son précédent album. On arrête tout, et on clique. Robbie Williams est de retour (pour nous jouer un mauvais tour… quoiqu’en ce 11 septembre, ce n’est peut-être pas le le moment de jouer de la vanne aérienne ) et ça se fête avec une petite bouteille de Rosé, uniquement pour être raccord au costume de Robbie dans son clip. Voyons…

Et dès les premières secondes, sur ce son très pop à la touche rétro 50’s, les épaules ont tendance à se secouer en accord elles aussi avec un arrière train de plus en plus entrainé… et entraineur ! Ce n’est objectivement pas la chanson du siècle, on est loin du tube « Angel » mémorable, mais ce Candy est une jolie gourmandise assez efficace qui nous donne envie de le consommer sans modération. Ainsi que son interprète par la même occasion… 

La star britannique qui nous avait habitué à une attitude tantôt badboy tantôt crooner, nous sort ici le grand jeu du Saint d’Esprit, Amen. Avec son auréole et ses yeux bleus d’enfant de choeur, on pourrait presque y croire !

Enrobé dans un costume rose, Robbie est le plus sexy des Barbapapa que l’on a d’autant plus envie de retirer de son emballage – oh non, on va voir ma cacahuèèèèète – que ses tempes se grisent au fil du temps. Protecteur décalé dans ce clip, cet Ange Gardien chevaleresque dégaine le poney de compet’ et n’hésite pas à retourner un aller-retour Paris-Marseille à une vieille dame (vous me direz en période de crise, une retraite en moins à payer c’est toujours ça de pris ! ) pour faire profiter de ses muscles à sa gente demoiselle en détresse.

Et puis, c’est le plus fort d’abord parce qu’il fait sa cascade tout seul. Oui oui, celle où il passe sous la voiture et celle où il prend feu aussi. Bien entendu.

(le moment de grande virilité est à 1:23)

Afin d’illustrer cet article, la rédaction se permet une illustration supplémentaire :

Groupie : une personne généralement du sexe féminin dont la dévotion envers une autre personne célèbre approche un haut niveau de fanatisme.

Robbie is back !

Vous reprendrez bien un peu de Candy ?  Si t’as pas de petit ami, prend un Candy !

Emeline Tavernier


Gil Alma : un one man « chaud » décapant !

En bref :

Gil Alma fait partie de ces comédiens Français que l’on voit régulièrement tantôt dans des séries tantôt dans des publicités. Aujourd’hui, il tient un des rôles principaux dans « Nos Chers Voisins », le programme humoristique court diffusé sur TF1 dont la saison 2 a été annoncée récemment.

Outre les studios, on le retrouve aussi sur scène pour son one man show « Born to be a star ou presque » à la Comédie Contrescarpe, à Paris.

C’est Show ! est parti dans cette salle obscure pour embarquer direction Hollywood avec pour commandant de bord, Mister Gil Alma…

Alors ?

Le chef de la famille Becker du 3ème étage se lâche sur les planches de ce théâtre niché dans le quartier Latin Parisien ! Et dès le début, moulé dans son costume de Superman, le grand Gil veut partir à la conquête des States en nous montrant son plus « gros atout ». Après tout, il faut être bien armé – et apparemment bien monté ! – pour réussir à Hollywood. Est-ce son passé dans la publicité pour une célèbre marque de boudin fièrement représenté (tout le monde se moque du nom mais dont tout le monde se souviendra certainement de cette pub rosée) qui lui donne autant de « générosité phallique » ? Nul ne sait ! Mais trêve de plaisanteries Bigariennes, il faut se méfier des apparences : même si pour le bonheur de ces dames, le masque tombe au cours du spectacle… tout comme le costume.

Règle numéro 1 dans la promotion artistique : ne pas oublier de stimuler les hormones des spectatrices. Objectif atteint, retournons donc à une analyse un peu plus profonde. Sans allusion, merci. Quoi que…

 

Gil Alma – home page de son site : http://www.gilalma.com/

Après avoir joué entre autres dans « Vilaine » au cinéma, ou encore dans des séries comme « Les Bleus », « Kaboul Kitchen » etc., Gil sous ses airs de gendre parfait au sourire Colgate échappé d’une agence de mannequins, nous propose un  spectacle au texte travaillé et aux vannes décomplexées – et surtout assumées – illustrant à la perfection l’adage disant qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Puisqu’au milieu de toute cette course à la réussite parsemée de strass et stress, Gil ose aussi faire de l’humour avec des thèmes comme la religion et autres dérives.

Alors qu’aujourd’hui les humoristes ont tendance à aseptiser tous leurs textes pour éviter quelconque polémique, Gil nous fait passer la pilule avec un second degré tellement naturel et familier. Il finit par le manier habilement en créant un personnage attachant que l’on a tout simplement, pas envie de quitter quand la soirée est terminée.

« Nos voisins » sur TF1, avec Gil Alma

Des coulisses de la scientologie à celui d’un accouchement aquatique, de C’est pas sorcier! à Greg le Millionnaire en passant par Sophie Marceau, vous embarquez à bord d’un wagon SNCF à la tension sexuelle palpable, qui vous permettra de garder la banane tout le long du spectacle.

Pour comprendre cette dernière phrase, il faut avoir vu le spectacle. Par conséquent, on vous donne rendez-vous vendredi 17 et samedi 18 août pour les dernières représentations de « Gil Alma : Born to be a star ou presque » à la Comédie Contrescarpe.

Pour ceux qui manqueraient le rendez-vous, notre petit doigt nous a dit que le spectacle reviendrait bientôt sur d’autres planches ! En attendant, on vous invite à découvrir ou redécouvrir Gil via sa bande démo et on s’attend déjà à des : « ah oui !!!! c’est luiiiiiii !!! » … Et oui!

C’est Show ! sera d’ailleurs présent vendredi soir pour une dernière bouffée de vapeur Hollywoodienne. Parce qu’après tout, nous sommes « voisins »… 

Emeline Tavernier

Site officiel : www.gilalma.com

 


Marilyn Monroe : une icône comédienne de sa propre vie

Entre « Smash », la série événement traitant de la création d’une comédie musicale sur Marilyn Monroe ou encore avec le film « My week with Marilyn » avec Michelle Williams pour l’incarner, cette année a été placée sous le signe de l’icône dont on célèbre en ce 5 août, le 50ème anniversaire de sa disparition.

Légende. Mythe. Marilyn Monroe reste pour le grand public un visage sur un tableau, une femme fatale décomplexée qui a fait chavirer le cœur d’un Président, avec l’image d’une actrice aux rôles légers devenue une croqueuse d’hommes invétérée.

L’idée n’est pas ici de retracer la vie de Marilyn ou de prétendre à révéler quelconques facettes cachées, mais de rendre honneur à son souhait de plus cher : être reconnue pour ce qu’elle était, ce qu’elle voulait, ce pour quoi elle travaillait et non pour ce qu’elle représentait.

 « De grâce, ne vous moquez pas de moi. J’aime bien faire des plaisanteries mais j’ai horreur d’être un objet de risée. Je veux être une actrice intègre. Mon travail est la seule chose pour laquelle je me sois battue. »

Marilyn Monroe.

 Parce qu’on a tous un peu de Marilyn en nous : cette volonté de réaliser ses rêves quitte à se perdre dans ses sillons parfois dévastateurs et destructeurs.

Toute sa vie, n’a été consacrée  qu’à deux choses : être une bonne actrice et être aimée. Deux tâches qui lui auront fait puiser dans les plus profondes failles de sa vie, quitte à ne plus jamais pouvoir remonter à la surface. Comme la volonté de combler son manque d’attention en se cachant derrière ses atouts physiques, qui lui ont permis d’avoir une carte d’entrée au pays tant convoité qu’a toujours été Hollywood. Même si sa plastique a été aux prémices de ses repérages une marque de distinction, Marilyn s’est perdue dans la prison que son personnage était devenu.

Etouffant, étouffée. Depuis sa plus tendre enfance, Marilyn avait l’impression d’être de trop, de ne pas avoir sa place : tout simplement parce qu’elle n’avait pas été désirée et que ses proches ne semblaient guère se préoccuper de son existence. Un peu cliché, mais pourtant bien vrai. Quasiment orpheline (née d’un père inconnu et d’une mère qui passera la moitié de sa vie en asile psychiatrique), Marilyn a toujours cherché une échappatoire au triste sort qui aurait pu l’attendre. A croire que depuis son berceau, elle voulait s’en sortir. Les barrières qui se dresseraient devant elle, elle n’en ferait qu’une bouchée. Se sortir d’un destin qui aurait pu être celui d’une petite provinciale sans saveur, enchaînant petits boulots et vie précaire. Changer la donne, s’envoler vers un avenir qu’elle a choisi de se construire, chambouler le destin qui l’attendait. Elle deviendrait quelqu’un et s’y attèlera toute sa vie durant.

 

Quand elle travaille à 16 ans à l’usine et qu’elle se fait remarquer par un jeune photographe, elle quitte les chemins de terre pour emprunter la route tant rêvée : celle qui l’emmènera à la consécration, mais surtout, à sa perdition. Des rêves étoilés plein la tête, la petite Marilyn trouva en l’Homme, un moyen de fuir. Elle se marie une première fois alors qu’elle n’a même pas encore 18 ans afin de quitter un foyer déséquilibré.

Une ouverture vers le monde, voilà ce qu’ils représentent pour elle. Les hommes, ça rassure, ça protège pensait-elle avec toute l’innocence d’une petite fille qui restera toute sa vie à la recherche d’un père à travers les hommes qu’elle côtoie. Eux ne voyaient en elle qu’une poupée, elle voyait en eux l’armure qu’elle n’avait pas réussi à se construire.

 En vain. Alors qu’on lui cantonne aujourd’hui vulgairement le parcours tragique d’une icône (une de plus, me direz-vous) glamour de toute une époque, Marilyn reste derrière le masque, un petit oiseau tombé trop tôt du nid.

La course fatale de la perfection

On dit parfois que la célébrité fait perdre le contrôle de toute réalité. Un artiste est par essence, souvent seul quand le rideau tombe. Un milieu qui isole, autant qu’il propulse sous les projecteurs. Mais ici, ce n’est pas le succès a proprement dit qui a « tué » Marilyn, mais bien son éternelle insatisfaction, sa recherche de la perfection alimentée par une solitude bien réelle. Haute pression pour une petite poupée bien trop fragile.

 «  L’argent ne m’intéresse pas. Je veux juste être merveilleuse», répétait-elle. Peu importe si on lui donnait des rôles légers, pour elle chaque réplique se devait d’être parfaite. A défaut de pouvoir montrer vraiment l’actrice qui sommeillait en elle et qui aurait voulu éclore et passer outre l’image physique, pour Marilyn, rien n’était jamais assez. Assez bien, assez fort, assez Grand. Marilyn se regardait avec cet œil critique acerbe, cette dureté avec elle même qui en surprenait plus d’un.

 Dans ses dernières années, la chanteuse de « Diamonds are a girl’s bestfriend» était entourée par plusieurs personnes afin qu’ils l’épaulent, qu’ils la rassurent continuellement. « Mais vous êtes merveilleuse Marilyn » lui répétaient les équipes sur les tournages, « faites ce que vous savez faire de mieux, soyez Marilyn ». Justement, là était tout le problème.

« Etre Marilyn », c’est quoi ? Un concept, plus qu’un être. Ou du moins, elle n’était plus vue que pour cela. Elle aurait pu se contenter de son image glamour de femme fatale mais cette situation ne correspondait pas à son rêve ultime d’être « merveilleuse ».

Au milieu de tous ces regards posés sur l’icône qu’elle était, sur la légende qu’elle est devenue, Marilyn a vacillé. Peu importe la manière dont ses yeux se sont clos pour la dernière fois, pour rendre un vrai hommage à une légende malmenée, il faudrait que les nôtres grand ouvert, perçoivent ce que les autres n’ont pas réussi à voir à l’époque. Alors, en ce 5 août, apprenez à voir dans les clichés mythiques de Marilyn, ce que ses yeux racontaient. En changeant notre regard et notre perception, peut-être nous lui donnerons enfin ce qu’elle n’a pas pu avoir : le sentiment d’être quelqu’un.

Finalement, le plus grand rôle d’actrice que Norma Jean Baker aura eu, c’est bien celui de Marilyn Monroe.

 Exister : « Être en réalité ».


Justin Bieber : « As long as you love me », clip de la maturité ?

En bref : 

Le petit Canadien en a fait du chemin depuis son « Baby, Baby, Baby ohhh ».  Le petit Caribou de ses demoiselles revient en grandes pompes et avec classe, dans son clip tant attendu : « As long as you love me » en featuring avec Big Sean.  A peine sorti, le clip fait déjà le tour des réseaux sociaux #ALAYLMVideo : retour sur cette chanson qui donnera certainement naissance à un Bieber fédérateur.  

 Alors :  

Sur Twitter, les fans ne cachent pas leur fierté : des tweets comme « C’est sans doute le meilleur clip de Justin Bieber » fusent sur tous les comptes de soutien à travers le monde. Bémol, en général les « fans type » manquent cruellement de recul et il ne faut pas trop se fier à leurs avis. Et ce, même si ils – ou plutôt elles- sont des millions dans le monde.

Néanmoins sur ce coup-là, il faut dire que les adolescentes ont eu du flair : Justin Bieber propose enfin un clip dans la lignée de ses grands frères du R’n’B : Justin Timberlake ou encore Usher, son gourou.

Oubliées les adolescentes aguicheuses quasi en bikinis et les mains baladeuses de Justin l’apprenti séducteur dans « Boyfriend » (désolée mesdemoiselles), ce clip à l’ambiance plus « rap discount »  sans grand intérêt et distinction. Ici, on a même le droit à un montage cohérent et un passage rap qui vient surplomber le tout pour insuffler une ambiance malsaine et tendue. Voire même, du suspense… même si dès le début on comprend ce qu’il va se passer à la fin. L ’exercice est globalement bien réussi et de très bonne volonté, même si, encore une fois, la trame de l’histoire n’est en soit, pas très originale.

Cette-fois aussi, la recette est mieux dosée : des scènes de danse et de romance ( qui ne tendent pas à projeter et à donner une image vulgaire des relations sentimentales aux adolescents, ça change de tout ce qui leur est diffusé habituellement) ainsi qu’ une bonne poignée tout court… en pleine figure, justement !  

Et pour ceux qui n’adhèrent toujours pas à Bieber Mania, à la fin le chanteur dit « à minettes » se prend une sacrée raclée. Ca vaut alors le coup de regarder jusqu’au bout. Ou de faire « replay » pour les plus sadiques d’entre vous. Assumons les amis, assumons.

Un clip qui se laisser regarder, une chanson qui se laisse écouter, un « Bieber » enfantin qu’on tend à oublier.  

Justin Bieber semble sur la voie de démocratisation musicale : passage d’un chanteur à minettes à un futur petit prince du R’n’B  ? En tout cas si c’est la voie choisie, elle se défend pour l’instant…

Source : http://www.tumblr.com/tagged/justin-bieber-gif

Un avis sur le clip et la chanson ? C’est Show !  vous écoute !


Dossier Musique : Ces (jeunes) artistes qui sauvent la langue française

Les mots au service de la musique. Et vice-versa.

En bref :

Pendant que Keen’V, Colonel Reyel et leurs petits camarades aux chansons atteignant le niveau littéraire d’un bulot caracolent au top des ventes, d’irréductibles artistes résistent à l’appel du « banal » rimant – bien trop souvent – avec commercial. Petit dossier plein d’optimisme musical, pour faire le plein d’amoureux des mots qui font honneur à la langue de Molière…

 Alors ?

Non, faire du « populaire » n’est pas incompatible avec un minimum de paroles recherchées et travaillées ! A l’approche de l’été, on comprend l’engouement pour des tubes à la M.Pokora « Allez danse avec moi, hého hého » lunettes Atol sur le nez, évidemment. C’est sûr qu’on ne va pas remuer son bikini sur du Baudelaire et s’envoyer une tournée de Margaritas sur du Racine… Mais tout de même.

Au milieu de ce néant littéraire baigné dans une musique de plus en plus électronique où les paroles passent au second plan, ou encore parmi ces balades « nian-nian » arrosées de mots communs comme « t’en vas pas, reviens moi, pars pas là-bas, je ne veux que toi, dans tes bras la la la »… certains tiennent bon. Amen !

Sans vouloir rendre – ou aimer – la musique élitiste, il existe tout simplement des artistes ou des révélations qui « rentrent » dans cette « magnifique » case du « commercial » qui est la seule voie des bacs à l’heure actuelle, sans pour autant nous servir de la soupe linguistique. Alors, quitte à rentrer dans les rangs, autant le faire avec une touche de neurones en plus !

Petite liste, bien loin d’être complète – encore heureux- de quelques plumes musicales qui remontent le niveau !

Côté fille, ce sera une spéciale « blondes » histoire de briser les clichés jusqu’au bout ! Commençons par la nouvelle venue chez AZ qui nous embarque dans son monde où « Tout va de travers » et nous propose un « Antidote »  musical, en s’inscrivant parmi ces nouveaux artistes pop-folk aux doux mots qui naviguent dans l’air du temps, entre volupté et délicatesse. Une fine poésie posée sur des mélodies printanières, bienvenue dans l’émotion pure en toute intimité avec Juliette Katz.

Passons à la touche tatouée de ce dossier, avec l’incontournable Cœur de Pirate à la plume décalée. Véritable ovni de la scène Française, elle a remis le couvert en nous servant un second album encore plus travaillé que le premier, nommé « Blondie ». Avec, entre autres, un titre comme « Adieu » dont on ne se lasse pas, avec lequel elle redonne du poids à de « simples mots »…

Dans un tout autre registre: le phénomène Orelsan. Que l’on aime le rap ou pas, ses textes mettent tout le monde d’accord. Peignant le portait d’une génération blasée teintée de noir, on passe du côté obscur de « sa » force que ça nous plaise ou non. Quand on aime les textes poignant, on baisse nos armes devant les siennes : ses mots aiguisés qui nous transpercent dès la première écoute. Ce n’est pas pour rien que le Normand a cloué le bec à tout un public guindé à l’étroit dans leurs mœurs bien pensantes, en remportant 2 Victoires de la Musique 2012 et en s’affichant en lettres rouges à l’Olympia le 31 mai prochain.

Dans les traces de Jacques Brel, Ycare a déployé ses ailes en décollant d’ « Au bord du monde » en 2009, pour nous éclairer de sa « Lumière Noire » en 2011. Même si les sonorités sont devenues plus électroniques sur certains titres, Ycare reste un des artistes qui redorent littéralement la variété française tout en la modernisant, en nous proposant des textes aussi habités que lui. Il n’y a qu’à le voir à l’œuvre…

Comment parler de langue française, sans parler de Grand Corps Malade et de sa légendaire habileté à faire jongler les mots? Artiste engagé et généreux, il met son slam au service des autres depuis plusieurs années, dans le but de réveiller le potentiel artistique de la jeune génération. Et ce n’est pas une mince affaire quand on voit l’influence culturelle dans laquelle nous évoluons… En cette période de l’année, sa chanson « Mai 2012 » présente sur son dernier album « 3ème temps » prend tout son sens. Alors on dit quoi ? Merci Grande Plume Malade !

Pour reprendre le flambeau de tout ce beau monde, on peut entre autres découvrir Chadon. Ce jeune artiste qui se définit comme étant un « rockmantique » amoureux et fidèle défenseur de la langue française. En couple avec le Français, point d’infidélités au programme en succombant à la tentation de quelques vers en anglais. Avec son titre « Exhibition Anonyme » il dépeint le socio-phénomène de celle que l’on appelle désormais la « génération Y ».

Pour rester dans le rock, place maintenant au jeune groupe pop-rock OmEgA, qui a pour envie de faire redécouvrir le rock bien trop snobé à l’heure actuelle en France, à un jeune public français en demande. Et pour accompagner la voix rock d’un chanteur autodidacte, des textes imagés articulés autour d’une poésie moderne et des proses engagées, emprunte d’une jeune génération qui souhaite laisser sa trace.  Le clip de leur chanson « Au cœur des Limbes » sortira bientôt. Déjà avec un titre pareil, Josie en bac pro mannequinat low-cost risque d’être un peu perdue…

Mais comme ce billet n’a pas pour vocation d’être une encyclopédie, on ne peut pas citer tous ces artistes qui mélangent texte et commercial, en provenance de tous horizons musicaux !

Bah, oui.  On ne voudrait pas que, comme Professeur Colonel Reyel, vous n’en « sortiez pas inerte(s) ». A l’approche du bac, on laisse méditer les plus jeunes. En attendant, on vous laisse avec notre chanson préférée – à texte- du moment ! Retenez de celle-ci  « Je t’écris ce texte en guise de lettre », et  » ‘Faut pas les écouter »…

Envie de réagir ? De nous faire partager des artistes ? Des coups de coeur ? N’hésitez pas ! 

Emeline Tavernier


Musique : « Pour la peine », nouveau single de « 1789 : les amants de la Bastille »

Extrait - Cllp "Pour la peine "

En bref : 

Après « Ca ira mon amour » aux sonorités plus électro, voici le second single de la comédie musicale « 1789 : les Amants de la Bastille » fraîchement sorti : « Pour la peine ». 

Alors?  

Après le succès de « Mozart l’Opéra Rock », Albert Cohen et Dove Attia reviennent avec « 1789 : les Amants de la Bastille ». Alors que « Adam et Eve » produit par Pascal Obispo cartonne au Palais des Sports, ce spectacle sur fond de Révolution humaine comme sentimentale, va devoir attendre le 29 septembre 2012 pour poser ses barricades à la Porte de Versailles.

En attendant la sortie de l’album prévue le 2 avril prochain, le clip du deuxième single vient de sortir.
« Pour la peine » nous offre un second extrait de l’univers musical du spectacle beaucoup moins orienté sentiments amoureux. Ce nouvel opus délivre davantage un message humaniste et véhicule la volonté de « changer l’Histoire ». Un thème d’autant plus d’actualité aujourd’hui, avec des paroles inspirant l’espoir d’un peuple, d’idées, d’Hommes.

« On veut des rêves qui nous soulèvent. » 

Le clip quant à lui, vous présente cette trouve dans son intégralité, au naturel et en tenues de scène : l’occasion une nouvelle fois de découvrir les costumes inspirés de l’époque révolutionnaire qui vont bercer le spectacle. Mais globalement, l’univers visuel du clip est épuré, sans artifices plus que nécessaires, afin de ne pas noyer le texte de cette chanson dans une ambiance superficielle.
De la pureté comme ligne de conduite, avec un seul danseur qui porte une grande partie de l’émotion du clip : Nicolas. 

Un début prometteur pour cette nouvelle troupe que l’on retrouvera au Palais des Sports dès le 29 septembre prochain !

Et vous, qu’avez-vous pensé du clip « Pour la peine » de la troupe « 1789 : les Amants de la Bastille  » ?