Gil Alma : un one man « chaud » décapant !

En bref :

Gil Alma fait partie de ces comédiens Français que l’on voit régulièrement tantôt dans des séries tantôt dans des publicités. Aujourd’hui, il tient un des rôles principaux dans « Nos Chers Voisins », le programme humoristique court diffusé sur TF1 dont la saison 2 a été annoncée récemment.

Outre les studios, on le retrouve aussi sur scène pour son one man show « Born to be a star ou presque » à la Comédie Contrescarpe, à Paris.

C’est Show ! est parti dans cette salle obscure pour embarquer direction Hollywood avec pour commandant de bord, Mister Gil Alma…

Alors ?

Le chef de la famille Becker du 3ème étage se lâche sur les planches de ce théâtre niché dans le quartier Latin Parisien ! Et dès le début, moulé dans son costume de Superman, le grand Gil veut partir à la conquête des States en nous montrant son plus « gros atout ». Après tout, il faut être bien armé – et apparemment bien monté ! – pour réussir à Hollywood. Est-ce son passé dans la publicité pour une célèbre marque de boudin fièrement représenté (tout le monde se moque du nom mais dont tout le monde se souviendra certainement de cette pub rosée) qui lui donne autant de « générosité phallique » ? Nul ne sait ! Mais trêve de plaisanteries Bigariennes, il faut se méfier des apparences : même si pour le bonheur de ces dames, le masque tombe au cours du spectacle… tout comme le costume.

Règle numéro 1 dans la promotion artistique : ne pas oublier de stimuler les hormones des spectatrices. Objectif atteint, retournons donc à une analyse un peu plus profonde. Sans allusion, merci. Quoi que…

 

Gil Alma – home page de son site : http://www.gilalma.com/

Après avoir joué entre autres dans « Vilaine » au cinéma, ou encore dans des séries comme « Les Bleus », « Kaboul Kitchen » etc., Gil sous ses airs de gendre parfait au sourire Colgate échappé d’une agence de mannequins, nous propose un  spectacle au texte travaillé et aux vannes décomplexées – et surtout assumées – illustrant à la perfection l’adage disant qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Puisqu’au milieu de toute cette course à la réussite parsemée de strass et stress, Gil ose aussi faire de l’humour avec des thèmes comme la religion et autres dérives.

Alors qu’aujourd’hui les humoristes ont tendance à aseptiser tous leurs textes pour éviter quelconque polémique, Gil nous fait passer la pilule avec un second degré tellement naturel et familier. Il finit par le manier habilement en créant un personnage attachant que l’on a tout simplement, pas envie de quitter quand la soirée est terminée.

« Nos voisins » sur TF1, avec Gil Alma

Des coulisses de la scientologie à celui d’un accouchement aquatique, de C’est pas sorcier! à Greg le Millionnaire en passant par Sophie Marceau, vous embarquez à bord d’un wagon SNCF à la tension sexuelle palpable, qui vous permettra de garder la banane tout le long du spectacle.

Pour comprendre cette dernière phrase, il faut avoir vu le spectacle. Par conséquent, on vous donne rendez-vous vendredi 17 et samedi 18 août pour les dernières représentations de « Gil Alma : Born to be a star ou presque » à la Comédie Contrescarpe.

Pour ceux qui manqueraient le rendez-vous, notre petit doigt nous a dit que le spectacle reviendrait bientôt sur d’autres planches ! En attendant, on vous invite à découvrir ou redécouvrir Gil via sa bande démo et on s’attend déjà à des : « ah oui !!!! c’est luiiiiiii !!! » … Et oui!

C’est Show ! sera d’ailleurs présent vendredi soir pour une dernière bouffée de vapeur Hollywoodienne. Parce qu’après tout, nous sommes « voisins »… 

Emeline Tavernier

Site officiel : www.gilalma.com

 

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Marilyn Monroe : une icône comédienne de sa propre vie

Entre « Smash », la série événement traitant de la création d’une comédie musicale sur Marilyn Monroe ou encore avec le film « My week with Marilyn » avec Michelle Williams pour l’incarner, cette année a été placée sous le signe de l’icône dont on célèbre en ce 5 août, le 50ème anniversaire de sa disparition.

Légende. Mythe. Marilyn Monroe reste pour le grand public un visage sur un tableau, une femme fatale décomplexée qui a fait chavirer le cœur d’un Président, avec l’image d’une actrice aux rôles légers devenue une croqueuse d’hommes invétérée.

L’idée n’est pas ici de retracer la vie de Marilyn ou de prétendre à révéler quelconques facettes cachées, mais de rendre honneur à son souhait de plus cher : être reconnue pour ce qu’elle était, ce qu’elle voulait, ce pour quoi elle travaillait et non pour ce qu’elle représentait.

 « De grâce, ne vous moquez pas de moi. J’aime bien faire des plaisanteries mais j’ai horreur d’être un objet de risée. Je veux être une actrice intègre. Mon travail est la seule chose pour laquelle je me sois battue. »

Marilyn Monroe.

 Parce qu’on a tous un peu de Marilyn en nous : cette volonté de réaliser ses rêves quitte à se perdre dans ses sillons parfois dévastateurs et destructeurs.

Toute sa vie, n’a été consacrée  qu’à deux choses : être une bonne actrice et être aimée. Deux tâches qui lui auront fait puiser dans les plus profondes failles de sa vie, quitte à ne plus jamais pouvoir remonter à la surface. Comme la volonté de combler son manque d’attention en se cachant derrière ses atouts physiques, qui lui ont permis d’avoir une carte d’entrée au pays tant convoité qu’a toujours été Hollywood. Même si sa plastique a été aux prémices de ses repérages une marque de distinction, Marilyn s’est perdue dans la prison que son personnage était devenu.

Etouffant, étouffée. Depuis sa plus tendre enfance, Marilyn avait l’impression d’être de trop, de ne pas avoir sa place : tout simplement parce qu’elle n’avait pas été désirée et que ses proches ne semblaient guère se préoccuper de son existence. Un peu cliché, mais pourtant bien vrai. Quasiment orpheline (née d’un père inconnu et d’une mère qui passera la moitié de sa vie en asile psychiatrique), Marilyn a toujours cherché une échappatoire au triste sort qui aurait pu l’attendre. A croire que depuis son berceau, elle voulait s’en sortir. Les barrières qui se dresseraient devant elle, elle n’en ferait qu’une bouchée. Se sortir d’un destin qui aurait pu être celui d’une petite provinciale sans saveur, enchaînant petits boulots et vie précaire. Changer la donne, s’envoler vers un avenir qu’elle a choisi de se construire, chambouler le destin qui l’attendait. Elle deviendrait quelqu’un et s’y attèlera toute sa vie durant.

 

Quand elle travaille à 16 ans à l’usine et qu’elle se fait remarquer par un jeune photographe, elle quitte les chemins de terre pour emprunter la route tant rêvée : celle qui l’emmènera à la consécration, mais surtout, à sa perdition. Des rêves étoilés plein la tête, la petite Marilyn trouva en l’Homme, un moyen de fuir. Elle se marie une première fois alors qu’elle n’a même pas encore 18 ans afin de quitter un foyer déséquilibré.

Une ouverture vers le monde, voilà ce qu’ils représentent pour elle. Les hommes, ça rassure, ça protège pensait-elle avec toute l’innocence d’une petite fille qui restera toute sa vie à la recherche d’un père à travers les hommes qu’elle côtoie. Eux ne voyaient en elle qu’une poupée, elle voyait en eux l’armure qu’elle n’avait pas réussi à se construire.

 En vain. Alors qu’on lui cantonne aujourd’hui vulgairement le parcours tragique d’une icône (une de plus, me direz-vous) glamour de toute une époque, Marilyn reste derrière le masque, un petit oiseau tombé trop tôt du nid.

La course fatale de la perfection

On dit parfois que la célébrité fait perdre le contrôle de toute réalité. Un artiste est par essence, souvent seul quand le rideau tombe. Un milieu qui isole, autant qu’il propulse sous les projecteurs. Mais ici, ce n’est pas le succès a proprement dit qui a « tué » Marilyn, mais bien son éternelle insatisfaction, sa recherche de la perfection alimentée par une solitude bien réelle. Haute pression pour une petite poupée bien trop fragile.

 «  L’argent ne m’intéresse pas. Je veux juste être merveilleuse», répétait-elle. Peu importe si on lui donnait des rôles légers, pour elle chaque réplique se devait d’être parfaite. A défaut de pouvoir montrer vraiment l’actrice qui sommeillait en elle et qui aurait voulu éclore et passer outre l’image physique, pour Marilyn, rien n’était jamais assez. Assez bien, assez fort, assez Grand. Marilyn se regardait avec cet œil critique acerbe, cette dureté avec elle même qui en surprenait plus d’un.

 Dans ses dernières années, la chanteuse de « Diamonds are a girl’s bestfriend» était entourée par plusieurs personnes afin qu’ils l’épaulent, qu’ils la rassurent continuellement. « Mais vous êtes merveilleuse Marilyn » lui répétaient les équipes sur les tournages, « faites ce que vous savez faire de mieux, soyez Marilyn ». Justement, là était tout le problème.

« Etre Marilyn », c’est quoi ? Un concept, plus qu’un être. Ou du moins, elle n’était plus vue que pour cela. Elle aurait pu se contenter de son image glamour de femme fatale mais cette situation ne correspondait pas à son rêve ultime d’être « merveilleuse ».

Au milieu de tous ces regards posés sur l’icône qu’elle était, sur la légende qu’elle est devenue, Marilyn a vacillé. Peu importe la manière dont ses yeux se sont clos pour la dernière fois, pour rendre un vrai hommage à une légende malmenée, il faudrait que les nôtres grand ouvert, perçoivent ce que les autres n’ont pas réussi à voir à l’époque. Alors, en ce 5 août, apprenez à voir dans les clichés mythiques de Marilyn, ce que ses yeux racontaient. En changeant notre regard et notre perception, peut-être nous lui donnerons enfin ce qu’elle n’a pas pu avoir : le sentiment d’être quelqu’un.

Finalement, le plus grand rôle d’actrice que Norma Jean Baker aura eu, c’est bien celui de Marilyn Monroe.

 Exister : « Être en réalité ».


Justin Bieber : « As long as you love me », clip de la maturité ?

En bref : 

Le petit Canadien en a fait du chemin depuis son « Baby, Baby, Baby ohhh ».  Le petit Caribou de ses demoiselles revient en grandes pompes et avec classe, dans son clip tant attendu : « As long as you love me » en featuring avec Big Sean.  A peine sorti, le clip fait déjà le tour des réseaux sociaux #ALAYLMVideo : retour sur cette chanson qui donnera certainement naissance à un Bieber fédérateur.  

 Alors :  

Sur Twitter, les fans ne cachent pas leur fierté : des tweets comme « C’est sans doute le meilleur clip de Justin Bieber » fusent sur tous les comptes de soutien à travers le monde. Bémol, en général les « fans type » manquent cruellement de recul et il ne faut pas trop se fier à leurs avis. Et ce, même si ils – ou plutôt elles- sont des millions dans le monde.

Néanmoins sur ce coup-là, il faut dire que les adolescentes ont eu du flair : Justin Bieber propose enfin un clip dans la lignée de ses grands frères du R’n’B : Justin Timberlake ou encore Usher, son gourou.

Oubliées les adolescentes aguicheuses quasi en bikinis et les mains baladeuses de Justin l’apprenti séducteur dans « Boyfriend » (désolée mesdemoiselles), ce clip à l’ambiance plus « rap discount »  sans grand intérêt et distinction. Ici, on a même le droit à un montage cohérent et un passage rap qui vient surplomber le tout pour insuffler une ambiance malsaine et tendue. Voire même, du suspense… même si dès le début on comprend ce qu’il va se passer à la fin. L ’exercice est globalement bien réussi et de très bonne volonté, même si, encore une fois, la trame de l’histoire n’est en soit, pas très originale.

Cette-fois aussi, la recette est mieux dosée : des scènes de danse et de romance ( qui ne tendent pas à projeter et à donner une image vulgaire des relations sentimentales aux adolescents, ça change de tout ce qui leur est diffusé habituellement) ainsi qu’ une bonne poignée tout court… en pleine figure, justement !  

Et pour ceux qui n’adhèrent toujours pas à Bieber Mania, à la fin le chanteur dit « à minettes » se prend une sacrée raclée. Ca vaut alors le coup de regarder jusqu’au bout. Ou de faire « replay » pour les plus sadiques d’entre vous. Assumons les amis, assumons.

Un clip qui se laisser regarder, une chanson qui se laisse écouter, un « Bieber » enfantin qu’on tend à oublier.  

Justin Bieber semble sur la voie de démocratisation musicale : passage d’un chanteur à minettes à un futur petit prince du R’n’B  ? En tout cas si c’est la voie choisie, elle se défend pour l’instant…

Source : http://www.tumblr.com/tagged/justin-bieber-gif

Un avis sur le clip et la chanson ? C’est Show !  vous écoute !